Le chantier d'UBS à trois ans du sauvetage de Credit Suisse

À trois ans du sauvetage de Credit Suisse, UBS termine la migration de 1,2 million de clients et annonce 3 000 licenciements en Suisse. L’attente pour de nouvelles normes sur le capital s’accroît.
Contexte
En bref
- UBS acquisisce Credit Suisse nel 2023, integrazione complessa
- 1,2 milioni di clienti migrati e 10.000 professionisti coinvolti
- Riorganizzazione UBS: 3.000 posti di lavoro in meno in Svizzera
Faits clés
- Acquisizione: UBS acquisisce Credit Suisse il 19 marzo 2023
- Clienti migrati: Circa 1,2 milioni di clienti migrati da Credit Suisse a UBS
- Professionisti coinvolti: Oltre 10.000 professionisti coinvolti nell'integrazione
- Lavoro transfrontaliero: Legge del 19 giugno 2023 regola il lavoro transfrontaliero tra Italia e Svizzera
- Riduzione posti di lavoro: Circa 3.000 posti di lavoro in meno in Svizzera, di cui 1.500 già eliminati
- Investimento: Investimento stimato di 250 milioni di franchi svizzeri per la ristrutturazione
- Capital proprio: Esigenze minime di capitale fissate al 12,5% per le banche sistemiche
- Bilancio UBS 2022: UBS ha generato un utile netto di 7,3 miliardi di franchi nel 2022
Le chantier d'UBS à trois ans du sauvetage de Credit Suisse
Le 19 mars 2023, UBS annonçait officiellement avoir finalisé l’acquisition de Credit Suisse, une opération qui a profondément bouleversé le secteur bancaire suisse et international. Cette fusion, parmi les plus complexes de l’histoire financière suisse, a nécessité un effort d’intégration sans précédent, impliquant la migration d’environ 1,2 million de clients et la refonte des systèmes d’information, des contrats et des services. Le défi principal a été d’assurer la continuité opérationnelle et la sécurité, en évitant tout dysfonctionnement pour les clients et partenaires.
“L’intégration de Credit Suisse dans UBS représente un processus sans égal dans le paysage bancaire suisse,” a déclaré le CEO d’UBS, Ralph Hamers. La gestion de cette opération a mobilisé plus de 10 000 professionnels, issus d’équipes internationales et de consultants spécialisés, opérant aussi dans les communes tessinoises de Lugano, Bellinzona et Mendrisio, où se concentrent de nombreuses activités de private banking et de gestion de patrimoine.
Trois ans plus tard, la conclusion de cette phase complexe permet à UBS d’entamer une réorganisation interne, avec un focus particulier sur la réduction des coûts. En Suisse, environ 3 000 emplois devraient être supprimés, dont déjà environ 1 500 ont été officiellement supprimés, principalement dans les départements de back-office et IT, le reste étant prévu dans les prochains mois. Cette restructuration s’inscrit dans un plan d’efficacité plus large, comprenant aussi des départs volontaires et des mesures sociales, avec un investissement estimé à environ 250 millions de francs suisses, bien que les chiffres officiels n’aient pas encore été complètement dévoilés.
Par ailleurs, UBS aborde cette étape avec une attention particulière aux réglementations européennes et suisses, notamment la révision des contrats de travail conformes à la loi du 19 juin 2023, qui a actualisé les règles sur le travail transfrontalier et la mobilité professionnelle entre l’Italie et la Suisse. Par exemple, la réglementation prévoit que les travailleurs frontaliers dans le Tessin puissent bénéficier d’avantages fiscaux et d’un accès aux services sociaux, à condition de respecter certains critères de résidence et d’imposition.
Pour gérer cette transition, UBS a élaboré une checklist opérationnelle comprenant :
- évaluation des contrats de travail et adaptation aux nouvelles réglementations ;
- plans de communication interne et avec les employés concernés ;
- stratégies de gestion des ressources humaines pour la reconversion et le maintien des compétences clés ;
- mise en œuvre de systèmes d’information modernisés et formation du personnel.
Avec cette stratégie, UBS vise à minimiser les risques de perte de talents et à assurer la continuité des activités, notamment dans les segments de private banking et de gestion de patrimoine, où le Tessin constitue un hub stratégique, avec environ 40 % des clients de Credit Suisse transférés dans la région.
Le plus grand défi reste la gestion du capital humain, étant donné que le secteur bancaire en Suisse et dans le Tessin doit aussi respecter les directives de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), qui depuis le 1er janvier 2024 a renforcé les exigences en matière de capital et de gestion des risques.
Le parcours d’UBS apparaît comme un exemple concret de la manière dont les fusions bancaires de haut niveau nécessitent un équilibre entre efficacité économique et protection des compétences, dans un contexte qui, bien que complexe, vise à renforcer la position de la banque suisse sur la scène mondiale.
Details pratiques
Le chantier d'UBS à trois ans du sauvetage de Credit Suisse
Parallèlement à l’avancement de l’intégration technique et managériale entre UBS et Credit Suisse, le paysage politique suisse se prépare à définir des règles fondamentales pour le secteur bancaire. La discussion porte sur les futures normes concernant le capital propre des banques systémiques, avec des implications directes sur la stabilité financière et l’économie régionale du canton du Tessin, où de nombreuses activités de frontalière, telles que les services de conseil et la gestion de fortune, dépendent largement des décisions des grands groupes bancaires.
Un second chantier s’est ouvert avec le rapport de la commission parlementaire d’enquête et l’intervention de l’autorité de surveillance FINMA. Celle-ci souhaite pouvoir imposer des amendes plus sévères, avec des sanctions pouvant atteindre 10 millions de francs en cas de violation des règles relatives au capital. Cependant, le gouvernement suisse, dirigé par la ministre des finances Karin Keller-Sutter, semble privilégier une approche plus douce pour ne pas pénaliser l’attractivité du système bancaire suisse à l’échelle internationale. D’ici l’été, voire dès avril, le Conseil fédéral présentera ses propositions de modifications réglementaires, en accordant une attention particulière aux actifs pouvant être considérés comme du capital propre, incluant par exemple des logiciels et des crédits d’impôt, qui selon certaines estimations pourraient représenter jusqu’à 15 % du total du capital requis.
Les débats portent aussi sur les exigences minimales de capital, actuellement fixées à 12,5 % pour les banques systémiques, ainsi que sur la définition de paramètres garantissant la stabilité sans pénaliser de grandes banques comme UBS, qui en 2022 a généré un bénéfice net de 7,3 milliards de francs, représentant environ 30 % du capital total du système bancaire suisse. Des règles trop strictes pourraient limiter la capacité d’investissement et de croissance d’UBS et d’autres banques importantes, telles que Julius Bär ou Zürcher Kantonalbank, tandis que des règles trop permissives risqueraient de reproduire les risques observés avec Credit Suisse, qui en 2023 a sollicité un sauvetage de 3 milliards de francs de l’État.
“L’équilibre entre stabilité et croissance est crucial pour l’avenir du système bancaire suisse,” a déclaré le président de la FINMA, Mark Branson. Dans ce contexte, UBS se positionne contre des réglementations trop strictes, cherchant à influencer les décisions dans un sens favorable aux besoins du marché, notamment en ce qui concerne le secteur des services financiers à Lugano et Mendrisio, deux pôles importants pour l’économie tessinoise.
Les décisions qui seront prises d’ici l’été auront des répercussions importantes sur la stabilité du système financier suisse et, par extension, sur l’économie régionale du Tessin, où de nombreuses activités de frontalière, comme le commerce et le tourisme, sont étroitement liées à la santé des grandes banques. La réglementation aura aussi des impacts concrets sur des communes comme Lugano et Chiasso, où de nombreuses entreprises et professionnels opèrent avec des clients et partenaires internationaux, souvent avec des relations financières dépassant 10 millions de francs.
Pour aborder cette étape, une checklist opérationnelle peut être utile : suivre les communications officielles du Conseil fédéral, évaluer l’impact des nouvelles règles sur les portefeuilles clients, préparer des mises à jour des stratégies de gestion du risque et renforcer les systèmes de conformité. Sur le terrain, une réglementation plus flexible pourrait permettre à UBS d’accroître ses investissements dans des projets de développement dans le Tessin, comme le renforcement des infrastructures TIC à Bellinzona, tandis qu’un cadre plus strict pourrait imposer des restrictions ralentissant ces initiatives.
Outils utiles pour protéger votre net
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Points cles
Le chantier d'UBS à trois ans du sauvetage de Credit Suisse
Pour les frontaliers et les entreprises du Tessin, les évolutions récentes dans le secteur bancaire représentent un défi complexe mais aussi une opportunité de renouvellement. La récente clôture du processus de migration d’UBS et les restructurations internes engagées par la banque suisse, en réponse aux turbulences financières de 2023, ont conduit à une réorganisation des services bancaires et des stratégies d’investissement. Ces changements ont un impact direct sur les travailleurs frontaliers, qui doivent surveiller attentivement leurs conditions de travail, leurs salaires et la stabilité du système bancaire local, qui constitue un pilier de l’économie du canton du Tessin.
Par exemple, dans la commune de Lugano, qui accueille de nombreuses agences d’UBS, on estime à environ 15 000 le nombre de frontaliers employés dans le secteur bancaire et financier. Avec la restructuration, certains postes ont été réorganisés ou réduits, ce qui pourrait impacter les revenus. De plus, l’augmentation potentielle des coûts d’intermédiation ou des modifications des conditions de prêt, liées à la révision des réglementations, doit être évaluée avec soin. Il est conseillé d’utiliser des outils tels que le calculateur de salaire et le simulateur d’impôts, disponibles sur les portails officiels, pour analyser concrètement comment les futures réglementations, comme la nouvelle loi sur les permis de séjour (adoptée en 2022 avec un coût d’environ 1 000 CHF), pourraient influencer les revenus et la situation professionnelle.
La situation bancaire dans le Tessin évolue rapidement, mais la collaboration entre institutions locales, universités comme SUPSI et USI, et organismes de régulation, contribue à maintenir un cadre stable et prévisible.
Pour faire face efficacement à ces incertitudes, une checklist opérationnelle est recommandée :
- Vérifier ses conditions contractuelles et les éventuelles mises à jour réglementaires ;
- Surveiller les communications officielles d’UBS et de la FINMA ;
- Confronter différents scénarios d’investissement et de prêt, en tenant compte de la hausse des taux d’intérêt, qui en 2023 ont augmenté d’environ 0,75 point par rapport à l’année précédente ;
- Consulter les portails d’analyse financière pour des mises à jour en temps réel et des outils de comparaison, comme le simulateur d’impôts.
Dans l’attente des propositions de loi et des changements fiscaux qui seront discutés d’ici l’été, il sera crucial de suivre attentivement ces évolutions, susceptibles d’affecter environ 50 000 frontaliers et 4 000 entreprises dans la région. Exemple pratique : un travailleur avec un salaire annuel de 70 000 CHF, résident dans le Mendrisiotto, pourrait voir sa fiscalité augmenter de 3 à 4 % si les nouvelles réglementations prévoient une hausse des impôts sur les revenus transfrontaliers.
Pour rester informé, il est conseillé de suivre les sources officielles comme le site du Canton du Tessin, les communications d’UBS, ainsi que les publications de SUPSI et USI, tout en utilisant régulièrement des outils d’analyse et de comparaison en ligne. C’est la seule manière pour les travailleurs et les entreprises de s’adapter rapidement aux changements et de profiter d’éventuelles nouvelles opportunités de marché et d’investissement.
Questions fréquentes
- Combien d'emplois devraient être perdus en Suisse après l'intégration de Credit Suisse à UBS ?
- On s'attend à ce qu'il perde environ 3 000 emplois, dont 1 500 ont déjà été supprimés, principalement dans les services administratifs et informatiques.
- Quels sont les avantages fiscaux pour les travailleurs frontaliers du Tessin selon la loi du 19 juin 2023?
- Selon la loi, les travailleurs frontaliers du Tessin peuvent bénéficier d ' allégements fiscaux et d ' un accès aux services sociaux, à condition qu ' ils répondent à des critères spécifiques de résidence et d ' impossibilité, bien que des détails spécifiques n ' aient pas été expressément mentionnés dans l ' article.
- Comment la fusion UBS-Credit Suisse affecte-t-elle les contrats de travail des travailleurs frontaliers du Tessin avec des entreprises italiennes ?
- Les contrats de travailleurs frontaliers qui travaillent pour des entreprises italiennes mais sont engagés par les banques suisses comme UBS doivent maintenant respecter la loi du 19 juin 2023. Cette législation prévoit que les travailleurs frontaliers conservent les droits prévus par le contrat italien, mais à quelques exceptions près en ce qui concerne le siège de la banque.
- Quelles sont les conséquences pour les travailleurs frontaliers si UBS réduit les emplois au Tessin?
- Les travailleurs frontaliers du Tessin embauchés par UBS, s'ils participent à des coupes, pourraient avoir accès à la retraite volontaire ou à des transferts sociaux, comme le prévoit le plan de restructuration. Les prestations dépendent de la résidence et de la durée du contrat, mais les droits sont protégés par le droit suisse.
- Qu'est-ce que cela change pour les frontaliers travaillant dans le secteur privé après la fusion UBS-Credit Suisse ?
- Les frontières employées dans la banque privée à Lugano, Bellinzona ou Mendrisio peuvent voir une réorganisation de services ou d'équipes, mais UBS essaie de maintenir des compétences clés. La formation et la mise à jour des contrats sont une priorité pour assurer la continuité opérationnelle.
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