Startups à l’école au Tessin : des opportunités pour les frontaliers (guide frontalier)

Salle de classe moderne à Lugano avec des élèves travaillant sur des ordinateurs portables, drapeau du Tessin en arrière-plan

500 idées entrepreneuriales nées en Lombardie : comment les jeunes peuvent nous inspirer sur le travail transfrontalier et l’innovation sociale. Mise en avant de la formation et du **capital humain** pour les travailleurs frontaliers.

Contexte

En bref

  • 500 startups développées par des étudiants lombards grâce à un projet innovant.
  • 3 000 jeunes impliqués entre lycées et ITS, avec un accent particulier sur la durabilité et l'innovation.
  • Modèle reproductible pour les travailleurs transfrontaliers : formation expérientielle et collaboration avec les entreprises.
  • Objectif : retenir les talents dans le territoire et réduire la fuite des cerveaux.

Faits clés

  • Quoi : Projet Mon entreprise, mon avenir promu par la Fondation Sodalitas, qui a généré plus de 500 idées d'affaires de la part d'étudiants de Lombardie.
  • Quand : L'édition s'est terminée en 2026 (cinquième édition).
  • Où : provinces de Varèse, Milan, Monza, Sondrio, Gênes et Turin, avec des activités à la Ville Ponti à Varèse.
  • Qui : Fondation Sodalitas, Chambre de commerce de Varèse, ITS (Instituts techniques supérieurs), lycées et gestionnaires bénévoles (par exemple Brianza Solidale, VSP).
  • Montant : Aucune donnée financière spécifique dans la source, mais l'implication de 3 000 étudiants et 100+ séminaires.
  • Méthode : Apprendre en réalisant avec des projets concrets et des plans d'affaires.
  • Focus : Durabilité, innovation sociale et transition verte/numérique.

La cinquième édition du projet Mon entreprise, mon avenir, promue par la Fondation Sodalitas, a transformé des milliers d'étudiants lombards en entrepreneurs en devenir prometteurs. L'initiative, qui s'est terminée à Varèse, a impliqué environ 3 000 élèves de 28 lycées et, pour la première fois, de 4 ITS dans les provinces de Varèse, Milan, Monza, Sondrio, Gênes et Turin. Le résultat? Plus de 500 idées d'affaires se sont concentrées sur la durabilité et l'innovation sociale, fruit d'un parcours qui a uni les bureaux scolaires et le monde de l'entreprise.

Details pratiques

Comment le modèle lombard peut inspirer le Tessin

Le projet Mon entreprise, mon avenir prouve que la formation par l’expérience ne stimule pas seulement la créativité, mais crée également un pont entre l’école et le monde du travail. Pour les travailleurs frontaliers vivant en Italie mais travaillant au Tessin, ce modèle offre des idées intéressantes pour actualiser leurs compétences, lancer des activités entrepreneuriales ou simplement mieux comprendre le marché suisse.

1. Formation continue pour les frontaliers : opportunités et limites

Au Tessin, la formation continue est encadrée par des réglementations spécifiques, notamment pour les détenteurs d’un permis de travail B (résidence) ou G (frontalier). Alors qu’en Lombardie le projet s’adresse principalement aux étudiants, au Tessin, il pourrait également intéresser les travailleurs adultes souhaitant se reconvertir ou créer une petite entreprise.

Limites à considérer :

  • Permis de travail : Un frontalier avec un permis G peut exercer des activités entrepreneuriales uniquement si celles-ci sont compatibles avec son contrat principal. Pour des activités plus exigeantes, il pourrait être nécessaire de demander un permis B.
  • Fiscalité : Les revenus issus d’activités entrepreneuriales en Suisse sont soumis à l’impôt à la source et aux cotisations AVS/LPP. Si l’activité est exercée en Italie, ce sont les règles fiscales italiennes qui s’appliquent, avec des risques de double imposition à gérer via la Convention italo-suisse de 1976.
  • Temps : De nombreux frontaliers travaillent à temps plein en Suisse. Participer à des cours ou ateliers nécessite une organisation rigoureuse, en exploitant éventuellement le télétravail ou les périodes de congés.

Points cles

Que faire concrètement : conseils étape par étape pour les navetteurs transfrontaliers Si le projet Lombard vous a inspiré et que vous souhaitez explorer des opportunités similaires au Tessin, voici un guide pratique pour passer à l'action, étape par étape.

Étape 1 : Évaluer la compatibilité de votre permis de travail

La première étape consiste à vérifier si votre permis actuel vous permet de mener des activités entrepreneuriales. Voici un résumé :

| Permis | Activités autorisées | Actions nécessaires | |--------------|-----------------------------------------------|-----------------------------------------------| | Permis G | Seules les activités secondaires, sans affecter le poste principal | Vérifiez auprès du canton du Tessin ou de l'employeur. Si nécessaire, demandez un permis B. | Permis B | Activités entrepreneuriales à plein temps | Inscrivez-vous auprès de la Chambre de commerce du Tessin et ouvrez un numéro de TVA suisse (si nécessaire).

Où contacter : - Bureau cantonal du travail (canton du Tessin) : ti.ch/lavoro - Chambre de commerce du Tessin : ti.ch/commercio

Étape 2 : Évaluer la formation nécessaire Si votre idée d'entreprise nécessite des compétences spécifiques, considérez ces parcours :

1. Cours SUPSI : L'Université des sciences appliquées et des arts du sud de la Suisse propose une formation continue sur des sujets tels que la durabilité, l'innovation et la gestion des entreprises. Certains cours s'adressent également aux navetteurs transfrontaliers. - Exemple : Cours sur Efficacité énergétique pour les bâtiments (vérifier la disponibilité). - Lien : supsi.ch/continua

Questions fréquentes
Puis-je lancer une activité entrepreneuriale avec un **permis frontalier** (permis G) au Tessin ?
Oui, mais uniquement si l’activité est **secondaire** et ne nuit pas à votre emploi principal. Si l’activité demande plus de temps ou de ressources, il pourrait être nécessaire de passer à un **permis B**. Vérifiez toujours auprès de l’**Office cantonal du travail** ou de votre employeur avant de commencer.
Quels sont les obligations fiscales pour une activité entrepreneuriale au Tessin ?
Si l’activité est exercée en Suisse, les revenus sont soumis à l’**impôt à la source suisse** et aux cotisations **AVS/2e pilier**. Si vous générez aussi des revenus en Italie, vous devrez les déclarer dans les deux pays, en appliquant la **Convention italo-suisse de 1976** pour éviter la double imposition. Consultez un expert-comptable spécialisé.
Où puis-je trouver des formations pour startups au Tessin ?
La **SUPSI** et la **Chambre de commerce du Tessin** proposent des cours et ateliers sur l’entrepreneuriat, la durabilité et la planification d’affaires. Certains sont aussi accessibles aux **travailleurs frontaliers**. Vérifiez la disponibilité sur [supsi.ch/continua](nav:supsi.ch/continua) ou [ti.ch/commerce](nav:ti.ch/commercio).
Existe-t-il des financements pour startups au Tessin ?
Oui, le **Canton du Tessin** offre des subventions pour des projets innovants, notamment dans les secteurs **green tech** et **social**. Certaines banques (comme **BancaStato** ou **Raiffeisen**) proposent aussi des prêts avantageux. Contactez l’**Office de l’économie et de la santé** du Canton du Tessin pour plus de détails.
Puis-je ouvrir une activité indépendante en Suisse si je réside en Italie ?
Cela dépend de l’activité. Si celle-ci est principalement exercée en Suisse et dépasse le seuil de **100 000 francs suisses de revenus annuels**, vous devrez ouvrir une activité indépendante auprès de l’**Office cantonal des impôts**. Si l’activité est exercée en Italie, vous devrez vous inscrire dans votre pays de résidence. Consultez un expert-comptable pour évaluer votre cas spécifique.

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