Saisie préventive: Cappa propose un modèle italien pour la Suisse

Rosa Maria Cappa, ancienne procureure fédérale, propose d'introduire en Suisse la saisie préventive des biens des mafias, comme en Italie

Contesto

En bref - Arrestation d'un fonctionnaire de la police fédérale pour infiltration mafieuse - Proposition de confiscation préventive des patrimoines mafieux - Les experts confirment le risque d'infiltration dans les institutions ## Faits clés - Quoi : Proposition de confiscation préventive des biens mafieux - Quand : 4 mai 2026 - Où : Suisse - Qui : Rosa Maria Cappa, ancienne procureure fédérale - Montant : Non encore spécifié L'arrestation d'un fonctionnaire de la police fédérale, soupçonné d'avoir transmis des informations sensibles à une organisation criminelle dédiée au trafic de drogue, a relancé le débat sur la lutte contre les mafias en Suisse. L'ancienne procureure fédérale Rosa Maria Cappa, intervenant lors de l'émission RSI Modem, a lancé une proposition forte pour la Confédération : introduire la saisie préventive des biens, exactement comme l'a fait l'Italie pour frapper les patrimoines des mafias. L'affaire du collaborateur de la fedpol, révélée lors d'une opération impliquant la France et l'Allemagne et ayant conduit à l'arrestation dans la Suisse intérieure de cinq autres personnes, a mis en lumière ce que la directrice de la police fédérale Eva Wildi-Cortés a qualifié d'infiltration dans les institutions. ### La proposition de Rosa Maria Cappa Rosa Maria Cappa, avocate active à Lugano et ancienne procureure fédérale, a déclaré lors de l'émission de la RSI dédiée au sujet : > > > Nous devrions, avec un effort difficile - je m'en rends compte - du point de vue juridique et constitutionnel, introduire une législation sur les confiscations préventives sur le modèle de celle de l'Italie. > > Elle a rappelé un principe fondamental de la lutte anti-mafia : > > > Aux mafieux, il faut d'abord retirer les patrimoines. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est...

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Implications pour les travailleurs frontaliers La proposition de confiscation préventive des biens mafieux, avancée par Rosa Maria Cappa, pourrait avoir un impact significatif sur les travailleurs frontaliers qui travaillent dans le canton du Tessin. Actuellement, environ 65.000 frontaliers traversent quotidiennement la frontière pour travailler en Suisse, contribuant de manière substantielle à l'économie locale. Un renforcement des mesures contre la criminalité organisée pourrait augmenter la sécurité et la stabilité des institutions suisses, réduisant le risque d'infiltrations criminelles. Cela pourrait se traduire par une plus grande confiance des frontaliers envers les autorités suisses et un environnement de travail plus sûr. 📊 Données pertinentes : - Travailleurs frontaliers dans le Tessin : 65.000 (données 2023) - Communes avec la plus grande présence de frontaliers : Chiasso, Mendrisio, Lugano - Secteurs avec le plus grand emploi de frontaliers : santé, construction, services ### Comparaison avec la situation italienne En Italie, la confiscation préventive des biens mafieux a été introduite avec la loi 575/1965 et ensuite renforcée avec la loi 109/1996, connue sous le nom de "Loi Antimafia". Cet outil a permis de confisquer des biens pour une valeur totale de plus de 1,5 milliard d'euros depuis 1996. La proposition de Cappa d'introduire un mécanisme similaire en Suisse pourrait conduire à des résultats similaires, réduisant le pouvoir économique des mafias et limitant leur capacité d'infiltration dans les institutions. > "La confiscation préventive est un outil efficace, mais le chemin ne sera pas facile et nécessitera un large consensus politique et social." — Nando Dalla Chiesa, sociologue de la criminalité organisée 💡 Checklist opérationnelle pour les f...

Punti chiave

Que faire en cas de suspicion d'activité criminelle Si un frontalier suspecte des activités criminelles ou des infiltrations dans les institutions suisses, il est important d'agir rapidement. Voici quelques étapes détaillées à suivre : 1. Recueillir des preuves : Documenter toutes les informations et les preuves disponibles, telles que des contrats, des e-mails, des enregistrements audio ou vidéo, et des témoignages écrits. Par exemple, si vous suspectez un cas de blanchiment d'argent dans une commune comme Lugano, il est utile de recueillir des documents montrant des transactions suspectes ou des mouvements d'argent importants. 2. Contacter les autorités : S'adresser à la police locale ou aux autorités compétentes pour signaler le soupçon. En Suisse, il est possible de contacter la Police Cantonale ou le Ministère public. Il est important de fournir toutes les preuves recueillies et de suivre les indications des autorités. Par exemple, en 2022, le Ministère public du canton du Tessin a reçu 124 signalements d'activités suspectes, dont 47 ont conduit à l'ouverture d'enquêtes. 3. Consulter un avocat : S'adresser à un avocat spécialisé en droit pénal ou en lutte contre la mafia pour obtenir une assistance juridique. Un avocat peut aider à comprendre les réglementations en vigueur et à protéger vos droits. Par exemple, la loi fédérale contre le blanchiment d'argent (LRD) de 1997, avec ses modifications ultérieures, est une référence fondamentale. 4. Maintenir la confidentialité : Éviter de diffuser des informations sensibles et maintenir la plus grande confidentialité pour ne pas compromettre les enquêtes. Il est important de se rappeler que la diffusion d'informations confidentielles peut entraver les enquêtes et entraîner des conséquences juridiques. ### Outils util...

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Questions fréquentes
Quelles sont les implications de la proposition de confiscation préventive pour les frontaliers?
La proposition de confiscation préventive des biens mafieux pourrait renforcer la sécurité et la stabilité des institutions suisses, réduisant ainsi le risque d'infiltration criminelle. Cela pourrait se traduire par une plus grande confiance des frontaliers envers les autorités suisses et un environnement de travail plus sûr.
Que faire en cas de suspicion d'activité criminelle?
Si un frontalier suspecte des activités criminelles ou des infiltrations dans les institutions suisses, il est important de recueillir des preuves, de contacter les autorités compétentes, de consulter un avocat et de maintenir la confidentialité.
Où puis-je trouver des informations à jour sur les modifications législatives?
Pour rester informé des dernières nouveautés législatives et des procédures à suivre, il est possible de consulter le site officiel du [Département fédéral de justice et police](https://www.bj.admin.ch) ou de s'adresser à un conseiller juridique spécialisé.

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