Sécurité à la sortie A2 de Biasca : risques et impact pour les frontaliers
Cinq accidents graves en sept ans sur l'A2 à Biasca : visibilité réduite et lampadaires éteints augmentent les dangers pour ceux qui travaillent au-delà de la frontière.
Contesto
Le thème de la sécurité routière au Tessin revient avec force au centre du débat, en particulier pour ceux qui franchissent chaque jour la frontière pour se rendre au travail. La sortie autoroutière A2 de Biasca, carrefour stratégique pour le trafic entre Bellinzone et la région de Locarno, s'avère être un point critique pour les frontaliers. C'est Claudio Isabella, député du Centre au Grand Conseil, soutenu par d'autres cosignataires, qui a porté la question devant le Conseil d'État avec une interpellation déposée le 2 mars 2026. Isabella a souligné que ce tronçon a enregistré cinq accidents graves ces sept dernières années, un chiffre qui ne peut être ignoré, surtout au vu du nombre de pendulaires utilisant cette infrastructure tous les jours. La configuration de l'échangeur, la faible visibilité et la vitesse élevée des véhicules sont les principaux facteurs de risque. En effet, la sortie se présente comme un véritable carrefour où les voitures arrivent de plusieurs directions, souvent sans pouvoir anticiper les manœuvres des autres usagers. > 'La visibilité est limitée, la configuration de l'intersection crée de la confusion et les véhicules arrivent de plusieurs directions à des vitesses souvent élevées', a déclaré Isabella. La situation a été aggravée par l'extinction des lampadaires sur toute la sortie, une décision prise ces dernières années pour des raisons d'économie d'énergie, qui a encore réduit la visibilité dans un point déjà complexe. Les frontaliers venant de Côme, Varèse et des zones frontalières, qui transitent chaque jour par Brogeda ou Gaggiolo, se retrouvent donc face à un tronçon délicat, où la vigilance doit être maximale. Le sujet est particulièrement important aussi pour les travailleurs italiens qui, pour des raisons fiscales et logistiques,...
Dettagli operativi
Du point de vue réglementaire, la question soulevée par Isabella concerne à la fois le Conseil d'État tessinois et l'Office fédéral des routes (Ustra), responsable de la gestion et de l'entretien des infrastructures autoroutières. L'interpellation demande de clarifier la perception du risque par les institutions et quels sont les interventions prévues pour atténuer la dangerosité du tronçon. Plus précisément, Isabella a demandé des données actualisées sur les accidents, une évaluation technique de la configuration de la sortie et un plan d'amélioration de la signalisation et de l'éclairage. La législation suisse prévoit que les interventions soient prioritaires là où le taux d'accidents dépasse la moyenne cantonale. En cas de criticité, Ustra et le Canton sont tenus d'élaborer un projet de réaménagement. Cependant, la mise en œuvre peut être longue : pour d'autres sorties tessinoises, comme celles de Mendrisio ou Lugano Nord, les travaux d'adaptation ont duré entre 18 et 24 mois entre la planification et la réalisation. Actuellement, aucune intervention immédiate n'a été annoncée, mais le risque d'une aggravation de la situation est réel, surtout avec l'augmentation du trafic pendulaire. Pour les frontaliers, la sécurité routière est aussi liée aux normes d'assurance. En cas d'accident sur le territoire suisse, la couverture peut varier selon le type de police et la résidence fiscale. Par exemple, un travailleur italien avec une assurance auto souscrite en Italie doit vérifier si sa compagnie couvre les sinistres survenus en Suisse, surtout en cas d'accident grave. Il est conseillé de garder une copie de la police dans la voiture et de signaler rapidement tout accident aux autorités locales et à l'assureur. D'un point de vue économique, une hausse des accidents peut a...
Punti chiave
Ceux qui traversent régulièrement la sortie A2 de Biasca doivent adopter quelques précautions pratiques : réduire la vitesse, éviter les manœuvres brusques, maintenir une distance de sécurité, surtout le soir ou lorsque la visibilité est limitée. Pour les frontaliers, un contrôle périodique des phares et des feux de la voiture est essentiel, car l'absence d'éclairage public accentue les risques. Il est également conseillé de planifier les déplacements pour éviter les heures de pointe, notamment entre 7h00 et 9h00 et entre 17h00 et 19h00, lorsque le volume de véhicules dépasse la moyenne quotidienne. Pour ceux qui travaillent au Tessin et doivent souvent gérer le coût de la vie, les assurances et la fiscalité, un accident peut avoir des conséquences importantes. Non seulement sur le plan de la santé et des assurances, mais aussi sur le salaire net et les déductions fiscales. Un accident grave peut entraîner des jours d'absence au travail, la nécessité de démarches pour la couverture maladie et, dans certains cas, la révision de la position fiscale entre l'Italie et la Suisse. À ce sujet, le portail simulateur de salaire propose des outils utiles pour évaluer le net mensuel après éventuelles déductions, tandis que la section assurance permet de comparer les polices adaptées aux frontaliers. L'information, publiée par laRegione le 3 mars 2026, souligne l'urgence d'interventions structurelles et la nécessité d'une plus grande prise de conscience chez ceux qui travaillent au-delà de la frontière. Rester informé, consulter régulièrement les mises à jour sur la sécurité routière et utiliser les services numériques pour simuler sa situation professionnelle et assurantielle est un choix judicieux : le risque peut être réduit grâce à une planification attentive et à des outils...