La France fait pression sur la Suisse pour des allocations chômage frontalières (guide frontalier)
Le ministre Farandou à l'Assemblée nationale : la France perd 860 millions d'euros par an avec le système actuel. L'accord européen prévoit que les indemnités sont versées par le pays de travail.
Contexte
En bref
- Le ministre français du Travail Jean-Pierre Farandou entend faire pression sur la Suisse
- La France perd 860 millions d'euros par an avec le système actuel d'allocations chômage
- Le nouvel accord européen prévoit que les indemnités soient payées par le pays où se déroule l'activité professionnelle
- L'accord a été approuvé par les 27 pays de l'Union européenne le 29 avril
Faits clés
- Chose : La France demande à la Suisse d'appliquer le nouvel accord européen sur les allocations de chômage des frontaliers
- Qui : Jean-Pierre Farandou, ministre français du Travail
- Où : Déclaration à l'Assemblée nationale (Parlement français)
- Montant : 860 millions d'euros par an perdus par la France avec le système actuel
- Quand : Approbation UE le 29 avril, après une décennie de négociations
- Qui : Le Luxembourg a déjà défini un calendrier de mise en œuvre avec la France
Le ministre français du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé à l'Assemblée nationale, le parlement français, son intention de faire pression sur la Suisse pour qu'elle applique le nouvel accord européen relatif aux allocations de chômage des frontaliers. L'accord prévoit qu'à l'avenir, ces indemnités seront versées par le pays dans lequel l'activité professionnelle est exercée, et non plus par le pays de résidence.
Le coût du système actuel pour la France
Farandou a rappelé que la France perd actuellement 860 millions d'euros par an avec le système en vigueur, dans lequel les
Details pratiques
Implications pour les frontaliers tessinois
Le débat sur les indemnités de chômage des frontaliers touche directement la réalité de milliers de travailleurs qui traversent chaque jour la frontière italo-suisse pour se rendre sur leur lieu de travail dans le canton du Tessin. Actuellement, un frontalier italien résidant en Italie qui travaille en Suisse et perd son emploi perçoit l'allocation de chômage de l'Italie par l'intermédiaire de l'INPS, bien qu'il ait également versé des cotisations en Suisse pendant son activité professionnelle.
Comment fonctionne le système aujourd'hui
Dans le système actuel, les frontaliers qui résident en Italie et travaillent en Suisse sont couverts par le régime de chômage italien. L'INPS gère les dossiers et verse les indemnités, mais la Suisse ne participe pas directement au financement de ces prestations bien que le travailleur ait cotisé au système de prévoyance suisse pendant la période d'emploi. Ce déséquilibre génère un flux financier important de l'Italie vers les chômeurs frontaliers, sans contribution correspondante de la Suisse.
Ce qui changerait avec le nouvel accord
Si la Suisse devait adopter le nouvel accord européen, les indemnités de chômage seraient versées directement par la Suisse, c'est-à-dire par le pays où l'activité est exercée. Cela signifierait que les frontaliers italiens à la recherche d'un emploi pourraient s'adresser aux autorités suisses pour recevoir les prestations,
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Points cles
Ce que les frontaliers peuvent faire aujourd'hui
En attendant des développements concrets sur la question des indemnités de chômage, les frontaliers qui travaillent dans le canton du Tessin peuvent néanmoins adopter certaines mesures pour protéger leurs droits et se préparer à d'éventuels changements futurs dans le système de protection sociale.
Vérifier sa situation contributive
La première étape recommandée est de vérifier sa situation contributive tant en Italie qu'en Suisse. Les frontaliers devraient vérifier que les cotisations versées pendant la période de travail en Suisse ont été régulièrement enregistrées. En particulier, il est important de vérifier sa situation AVS, qui représente le premier pilier de la prévoyance suisse et constitue la base de nombreuses prestations sociales, y compris celles liées au chômage.
Documentation nécessaire pour le chômage
Si un frontalier se trouve dans la situation de devoir demander l'indemnité de chômage, il est fondamental d'avoir prête la documentation relative à la période de travail en Suisse. Celle-ci comprend les certificats de travail, les bulletins de salaire des derniers mois, le permis G qui atteste le statut de frontalier, et la documentation relative aux versements contributifs. La procédure actuelle prévoit que la demande soit présentée à l'INPS en Italie, mais il est recommandé de s'informer auprès de son employeur également sur les procédures suisses.
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Questions fréquentes
- Que prévoit le nouvel accord européen sur les allocations de chômage des frontaliers ?
- Le nouvel accord prévoit que les indemnités de chômage des frontaliers sont payées par le pays dans lequel l'activité professionnelle est exercée, et non plus par le pays de résidence. L'accord a été approuvé par les 27 pays de l'Union européenne le 29 avril dernier, à l'issue d'une décennie de négociations.
- Combien la France perd-elle chaque année avec le système actuel d'allocations chômage ?
- Selon ce qu'a déclaré le ministre français du Travail Jean-Pierre Farandou à l'Assemblée nationale, la France perd 860 millions d'euros par an avec le système actuel, dans lequel les indemnités sont versées par le pays de résidence du travailleur frontalier.
- La Suisse est-elle obligée d'appliquer le nouvel accord européen ?
- La Suisse n'est pas membre de l'Union européenne, mais elle est liée à l'UE par des accords bilatéraux. Le ministre Farandou a déclaré qu'il ferait pression sur la Suisse avec l'Union européenne, rappelant que la Confédération « tire des avantages considérables de ses bonnes relations économiques avec l'Union ».
- Quand le nouveau système pour les frontaliers en Suisse entrera-t-il en vigueur ?
- Il n'existe pas encore de dates précises pour l'application éventuelle du nouvel accord à la Suisse. Le Luxembourg a déjà défini un calendrier de mise en œuvre avec la France, mais pour la Suisse, les délais restent à définir. Farandou a admis que « cela prendra un peu de temps ».
- Comment fonctionne actuellement le chômage pour les frontaliers italiens qui travaillent en Suisse ?
- Actuellement, les frontaliers italiens résidant en Italie qui travaillent en Suisse doivent s'adresser à l'INPS pour demander des indemnités de chômage. L'Italie verse les prestations même si le travailleur a également versé des cotisations en Suisse pendant son activité professionnelle.